La question la plus bête du grand débat…

Voyez ci-dessous la question LA PLUS BÊTE (mais bêêête !) du questionnaire du GRAND DEBAT, si on se préoccupe SINCÈREMENT du sort des gens et de l’environnement :

==================== LE GRAND DEBAT

« Que faudrait-il faire pour protéger la biodiversité et le climat tout en maintenant des activités agricoles et industrielles compétitives par rapport à leurs concurrents étrangers, notamment européens ? »

Non seulement la question est bête, mais on nous propose des réponses…une sorte de QCM…

réponse 1 : Cofinancer un plan d’investissement pour changer les modes de production (co financer ? par d’autres impôts aux citoyens ?)

réponse 2 : Modifier les accords commerciaux (dans des « rounds » de négociations secrets, soumis à l’influence des lobbies ?)

réponse 3 : Taxer les produits importés qui dégradent l’environnement (En quoi cela pourrait aider à améliorer la qualité environnementale de notre propre production ?)

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Le Président E. Macron a-t-il relu ce truc avant de le publier ? Mieux vaut en douter, car c’est de la connerie de concours à ce niveau là.

Chacun voit bien et depuis longtemps que c’est précisément la compétitivité qui est la source du problème environnemental en Europe. Et ça ne sert pas à grand chose d’ECOUTER pendant 7 heures, 12 heures, ou même 4 jours…si on a que des oreilles, et jamais une idée de temps à autre entre les deux, ça ne fait pas avancer le schmilblick…

Poser la question ainsi, c’est un peu comme demander « comment faire pour que le chat ne tue pas des souris quand il a faim, sans lui donner autre chose à manger ? ».

Ajoutons donc le choix 4.

CHOIX 4 (ajouté) : NATIONALISER L’AGRICULTURE D’ABORD EN FRANCE, PUIS EN EUROPE, DE SORTE A Y INTRODUIRE DE BONNES PRATIQUES ENVIRONNEMENTALES, ET ASSURER PAR LA SUITE LA GRATUITE DE LA NOURRITURE DE BASE A TOUS LES CITOYENS EUROPÉENS.

COÛT : environ 1% du PIB français qui est de 2300 milliards par an (Produit Intérieur Brut = bénéfice annuel du pays, à partir duquel on paie tout), donc 1% = 23 milliards par an.

EFFET ECONOMIQUE A EN ATTENDRE :

– RELANCE KEYNESIENNE grâce à tous les citoyens français et européens en état de pauvreté et de précarité, qui continueront de toutes façons à dépenser 100% de leur revenus, quelles que soient les économie qu’ils réaliseront sur la nourriture.

– FIN DE LA SURPRODUCTION (lait, viande, aux cours par conséquent très bas, ne permettant plus aux agriculteurs d’avoir un revenu..)

– FIN DE L’ABANDON DES AGRICULTEURS, et des incitations permanentes de se plier à la FUITE EN AVANT PRODUCTIVISTE du secteur, et ATTRIBUTION d’un salaire agricole de base décent leur permettant de vivre.

– FIN DE LA MALTRAITANCE ANIMALE (souvent liée à la surproduction imposée par le productivisme mondial)

– DES EMPLOIS : produire autant ou plus de nourriture avec des moyens non productivistes demandera plus de paysans

FINANCEMENT : CICE et ISF, soit 25 MILLIARDS PAR AN. S’il manque encore quelque chose, ajourner jusqu’à nouvel ordre les intérêts de la dette de l’Etat (40 MILLIARDS PAR AN), et prendre sur ce qu’on récupérera sur les subventions agricoles.

ORGANISATION : ON A LES MOYENS DE LE FAIRE EN EUROPE, QUE LES POLITIQUES SE DÉBROUILLENT POUR LE METTRE EN PLACE, C’EST LEUR BOULOT ET C’EST LE SEUL MOYEN DE SORTIR DE LA CRISE SOCIALE, EN DONNANT QUELQUE CHOSE DE SUBSTANTIEL QUI CONVIENT A TOUS.

EN FRANCE D’ABORD, EN EUROPE ENSUITE.

Vincent Rey
findutravail .net

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/31/suicides-d-agriculteurs-l-hecatombe-silencieuse_5416940_3224.html

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