Avec « place publique », imaginons ce que pourrait être LE CHANGEMENT

Que devons nous faire, avec Place Publique, ce nouveau mouvement populaire et réformateur ? Réformer la capitalisme, rien d’autre. Nous n’avons pas de problème institutionnel, ce qu’il nous faut c’est un programme vraiment différent.

La démocratie directe, ou un changement du mode de scrutin, ne changera rien aux forces économiques en présence, ni au pillage des ressources, ni à l’évasion fiscale ou à la dégradation de l’atmosphère. Un mode de scrutin qui amplifie les résultats du parti en tête n’est pas forcément mauvais. Il est au contraire, une garantie de stabilité, en obligeant des intérêts divergents à se rejoindre dans des programmes d’action.

Concernant le rôle de L’Etat, il a bien sûr un rôle central à jouer, mais il ne peut pas jouer celui d’inciter à l’activité économique en investissant de l’argent public. Il faut refuser cela, car dans un contexte de disparition du travail qui va en s’accélérant, on en arrivera en fin de course à payer autant de charges et d’impôts que nous avons de revenus.

Ne sommes-nous pas au début de ce processus ? Le « Peak Work » a été dépassé en Europe, depuis les années 1980 (*). Maintenant, l’offre de travail dépasse largement la demande. C’est une donnée qu’il faut désormais intégrer au capitalisme, s’il a toujours pour objectif de donner aux gens des moyens de subsistance sur cette Terre : un toit, de quoi se nourrir, de quoi s’éduquer et se soigner.

Il faut élire des députés, qui légiféreront sur la GRATUITE SUR L’ESSENTIEL, ainsi que sur la FIN DES PARIS SPECULATIFS DANS LA FINANCE. On doit aussi mettre sur pied une REFORME FISCALE capable d’impacter la totalité de l’activité humaine et d’orienter l’innovation (quel autre taxe que la TVA pourrait faire ça ?).

C’est tout cela que j’espère pouvoir proposer avec Place Publique….ce serait enfin une nouvelle proposition, qui n’opposerait pas le social à l’environnemental. Mais changer d’institutions ou de mode de scrutin ne serait qu’une perte de temps. Risquer de revenir à un régime instable de type 4ème république, ne ferait que nous pénaliser dans ces objectifs, avec le risque de les rendre tout à fait impossibles, par des renversements de majorité. De tels changements ne pourront se faire que dans des institutions assurant une certaine stabilité. Et ces institutions, nous les avons.

(*) ma démonstration sur ce point sur findutravail.net : article »La croissance crée l’Emploi ? » reprenant ce rapport de l’INSEE : « L’industrie automobile en France depuis 1950 » (Thierry Méot)

Vincent Rey,
place-publique.eu
findutravail.net

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Une réflexion sur « Avec « place publique », imaginons ce que pourrait être LE CHANGEMENT »

  1. Lorsque des humains sont rassemblés dans des  » bassins d’activités  » ils n’ont pas d’autres besoins qu’une monnaie commune pour permettre leurs échanges. N’est-ce pas alors le rôle d’un état de la créer ? Inutile et dangereux d’introduire des prédateurs pour des investissements privés qui n’ont d’autres objectifs que des profits de plus en plus importants. Sans création de valeurs en contrepartie. Voir les effets pervers dans la grande distribution avec l’arrivée d’actionnaires jamais rassasiés.
    ( Je crois me rappeler qu’au début des années soixante-dix, la France n’avait pas de dette parce qu’elle créait sa monnaie.)
    Nous devons mener un combat contre les barbares et les prédateurs. Contre les barbares qui n’ont de cesse de détruire toutes les constructions sociales et écologiques et les prédateurs qui font de l’argent de tout ce qui existe et pour cela méprisent et enchaînent l’humanité. Depuis une cinquantaine d’années, se sont installés dans les différents circuits les prédateurs. Ils ont participé au pillage et à la dégradation des sols, des eaux et de l’air ; ils ont favorisé la multiplication des transports prenant ainsi beaucoup de terres agricoles ( routes, autoroutes, parkings, zones d’activités diverses etc…) dévolues en principe à la production alimentaire ; ils sont les causes de la désertion des centres villes, de l’artificialisation des sols ; ils se livrent à l’optimisation fiscale et se débrouillent toujours pour obtenir des passe-droits et des exonérations, etc, etc… Ils sont coupables de l’essentiel du saccage de nos vies. Et leurs contributions à notre société sont nulles. Le capitalisme ne dit rien à celles et ceux qui ne comprennent pas qu’il est une construction humaine et non une fatalité.

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