Gilets jaunes, ne vous trompez pas de cible (suite de la suite)

Les « Gilets Jaunes » font l’erreur de croire généralement que nous pourrions ressusciter l’ « Etat Providence ». Certes, quelquefois rien n’est possible, et le devient tout-à-coup sous la contrainte, surtout dans un pays comme la France, qui chérit la Révolution.

Mais si la précarité et l’indigence sont en effet insupportable, si on ne peut supporter de les voir s’aggraver année après année, il ne faut pas se tromper d’ennemi. L’ennemi des « Gilets Jaunes », et de tous les travailleurs précaires, ce n’est pas l’Etat, c’est le Capitalisme.

Comme l’analyse Paul Jorion, l’excédent de l’offre de travail sur la demande fera tomber les salaires à zéro, à plus ou moins long terme, tant que le travail humain sera une marchandise comme les autres. A moins que les Etats ne les soutiennent à bout de bras, et c’est ce qu’il fait en ce moment par diverses aides et subventions, qui finissent par peser énormément sur le budget, à services égaux (*). Claire Nouvian  de « Place Publique » a également raison de dire que l’activité continuera à se diriger  vers des Etats pratiquant le « moins disant social et environnemental », dans une société qui a érigé des règles de concurrence auxquelles elle refuse de toucher. Dans ces conditions, continuer de faire reposer les moyens de subsistance de chacun sur le travail, est terrible, et ne pourra pas se prolonger dans le futur.

Les états sont exsangues, et les 2000 milliards, ou 2500 je ne sais plus, qui ont été pris pour soutenir les banques après 2008 y sont certainement pour quelque chose. Mais il ne faut pas oublier que la tendance était là, bien avant la crise de 2008. Le déficit budgétaire français n’a cessé de croître depuis 1980, précisément l’époque où des gains de productivité énormes ont commencé à se faire dans l’industrie (30% de notre PIB). Et c’est aussi pendant cette période qu’on a vu les profits se déplacer du travail humain vers le capital. Cela fait beaucoup d’indices concordants, désignant les méfaits de la productivité et de la disparition du travail, plutôt que de mauvais actes, posés par l’Etat.

C’est un travers bien français, au pays de Louis 14, de penser que l’Etat peut tout, et qu’il est donc responsable de tout. De penser par exemple, que les gouvernements successifs, de droite ou de gauche, sont de « mauvaise volonté », pour résoudre le problème de la précarité. Il faut se défaire de cette idée, parce que 8 décisions macro-économiques sur 10 sont prises sans que l’Etat n’aie grand chose à dire (voir Trump vs General Motors). Et si on peut apercevoir quelques différences entre les gouvernement de gauche et de droite, en France, c’est grosso-modo la même chose, sur le plan économique. Les différences, dans les partis dits « de gouvernement », consistent surtout à gesticuler bruyamment autour de problèmes dérivés ou secondaires : la sécurité pour Sarkozy, l’école, les mœurs, ou le terrorisme pour Hollande.

Or ni supprimer les taxes, ni augmenter les salaires ne peut altérer cette « vague » d’investissements destructeurs d’emplois, car la destruction des emplois est la meilleure perspective de profit qui se présente en ce moment. Et nous ne sommes qu’au début de ce Tsunami (40% des emplois informatisables ou robotisables dans les 30 ans). C’est dire dans quelle panade on est…

C’est ce qui explique que les gouvernements de droite comme de gauche, ne voient pas d’autre alternative que de diminuer le « train de vie » de l’Etat. S’ils n’ont que ce mot là à la bouche, c’est parce qu’ils estiment que c’est le SEUL levier économique à leur disposition, tant que ces 8 décisions sur 10 leur échappent.

Au fond, ce qu’on peut vraiment reprocher à nos hommes politiques, c’est de ne pas avouer qu’ils sont impuissants (*), et de persister dans ce mensonge qui est de faire croire le contraire, en se mettant en avant de façon arrogante, à la manière de Trump, de Bolsonaro, mais aussi il faut bien le dire, d’Emmanuel Macron.

Le problème de l’Etat, et plus largement de l’Europe et du Monde, c’est de trouver un moyen d’orienter ces 8 décisions. Mais pour ça, il faut envisager de rompre avec les traités européens et mondiaux, et de s’affranchir des règles de concurrence actuelles. Il faut inventer autre chose, pour rompre avec ce dogme capitaliste, qui est seul est en cause dans la précarité grandissante.

Vaste programme, et on comprends que ça fasse peur aux fondateurs de « Place Publique ». Cela ferait peur à n’importe qui…mais soyons-en. Avec « Place Publique », réfléchissons à comment enfoncer un coin dans le système.

Vincent Rey
findutravail.net

============================================================

Graphique : Allemagne, Australie, Royaume Uni, Usa, France, voilà des pays qui ont des politiques salariales et fiscales très différentes.Et pourtant, ils ont tous une dette située entre 50 et 130% de leur PIB.

Pourquoi ? parce que l’emploi disparaît, et que les Etats doivent maintenant payer pour l’avoir sur leur territoire. C’est LA TAXE DU CAPITALISME.

(*) ce qui explique sans doute en partie l’exaspération autour des taxes

(*) ces 8 décisions ne prennent pas forcément la direction d’une augmentation des profits…dans le cas d’Amazon par exemple, les investissements visent une position dominante dans le futur, au dépends des bénéfices qui étaient pratiqués. C’est donc comparable de mon point de vue à ce qui a eu lieu dans les années 70 avec les supermarchés.

 

Gilets jaunes : ne vous trompez pas de cible (suite)

La suppression de toutes les taxes ou seulement d’une partie, est hors-sujet. Les gilets jaunes se trompent de cible, s’ils espèrent ainsi améliorer leurs conditions de vie.

Les TAXES SERAIENT A L’ORIGINE DE LA PRECARITE ? Finalement, c’est une prise de position politique, de dire que ce sont les taxes, car cela laisse entendre que l’Etat est le seul responsable de la précarité.

Or chacun sait que c’est faux. L’Etat n’est directement responsable de rien, il est exsangue, il essaie juste de sauver les meubles, de continuer à financer armée, écoles, hôpitaux… et cela fait maintenant 30 ans qu’il vend les « bijoux de famille », aéroports, autoroutes, immobilier… Et donc pour ce qui me concerne je ne dirai plus jamais cela, alors que je serai aussi justifié de m’en plaindre, à titre personnel.

La DISPARITION DU TRAVAIL qui pèse sur les salaires, et oblige les gens à parcourir des distances infinies en voiture, qui les oblige à entreprendre des activité de moins en moins lucratives, qui oblige aussi l’Etat à subventionner l’activité (construction navale), pour ne pas être désavoués à cause du niveau du chômage…

Toutes ces diverses choses peut-être, qui sont des maux du capitalisme, mais pas les taxes, ni les charges. Autrement dit, ce qu’il serait utile de remettre en cause, ce sont certains pré-requis de l’exercice du capitalisme, mais certainement pas le niveau de ressources de l’Etat, qui n’est pas directement responsable de la précarisation.

Vincent Rey
Findutravail.net

Message aux Gilets Jaunes. Ne vous trompez pas de cible.

Je réponds à Juan Nessy qui disait (sur le blog de Paul Jorion) : Le capitalisme financier interdit les politiques publiques justes et ….progressistes .

Exactement : Le déficit d’activité a INVERSÉ le rapport de force entre les États et l’économie.

Et là je m’adresse aux Gilets Jaunes, s’il y en a qui lisent ce blog. C’est de ça dont il faut se convaincre. Et on peut toujours se plaindre du gouvernement, ou de tel ministre, ça ne change rien au problème, QUI RÉSIDE TOUT ENTIER DANS CETTE INVERSION.

Cette formule que chaque travailleur précaire a entendue : « il y 3 millions de chômeurs qui attendent votre poste, alors si vous n’êtes pas content, vous prenez la porte. », on la retrouve aussi au plan collectif : Jeff Bezos le PDG d’Amazon peut très bien dire au président Macron : « Nous ne sommes pas contre, de créer de l’emploi en France, mais nous sommes un business, M Macron, et comme tout business, nous avons des actionnaires à qui nous devons rendre des comptes. Le prix du travail nous dissuade un peu d’investir dans votre pays. En Irlande, par exemple, ils ont pris des mesures pour attirer les investissements…que pouvez-vous faire ? Y-a-t-il d’autres avantages que vous pouvez proposer pour vous rapprocher des conditions irlandaises ? Savez-vous que Amazon perd chaque année de l’argent ? etc..etc… ».

Et on allonge les subventions ou les avantages en nature, ce qui revient au même, parce que « le déficit budgétaire », parce que « 3 millions de chômeurs »…. Mais on ne pourra pas s’allonger comme ça toujours, sinon on sera aussi plat qu’un paillasson, et le capitalisme financier va s’essuyer les pieds sur nous…

Il faut au contraire, trouver moyen de remettre ce rapport de force à l’endroit. Et ce moyen, c’est la consommation, le marché intérieur que représente la France, (ou mieux, l’Europe qui pèserait encore plus, si on faisait ça à plusieurs). C’est notre marché intérieur qui les fait vivre, ces firmes non ? Et c’est aussi la publicité, parce que ces firmes ont besoin de présence publicitaire.

Ce sont eux nos moyens de pression : notre MARCHÉ INTERIEUR, et nos INFRASTRUCTURES MEDIATIQUES. Imaginez la tête de Jeff Bezos, si demain l’Europe lui disait : « Ah mais non, en Europe, pour avoir le droit de vendre des marchandises et de faire de la publicité, il faut respecter l’environnement, et offrir de bonnes conditions de travail : pas d’entrepôt sur les terres cultivables, des poses de 15mn, toutes les 2h, des crèches gratuites sur le lieu de travail, des mutuelles, sinon vous prenez 3 points de TVA et vous n’avez pas le droit de faire de la publicité ».

Ce serait un peu brutal n’est-ce pas, ça créerait des tensions. Mais on pourrait faire ce genre de chose progressivement. Pensez-vous que ces firmes renonceraient au marché européen ? au risque de voir un concurrent européen les dépasser ?

Vincent Rey,
findutravail.net

Le meilleur et le pire des Gilets jaunes

Le meilleur et le pire de l’action des Gilets Jaunes.

Le meilleur, les gens qui se révoltent contre les dégâts de LA DISPARITION DU TRAVAIL, et qu’on a envie de soutenir.

Et le pire, CEUX QUI SE JETTENT SUR DE PRETENDUS ETRANGERS, PARCE QU’ILS ONT ENVIE D’EN DECOUDRE AVEC EUX, et qu’on a envie d’enfermer…

QUE LES PREMIERS STOPPENT LES SECONDS SUR LES BARRAGES !

GILETS JAUNES : Les fâchés doivent s’opposer aux fachos sur les barrages

« ENCORE UN BOUGNOUL  » , « TUEZ-LE! » voila ce qu’on entend sur cette vidéo, où une personne de couleur vient de se faire casser une bouteille en verre sur la tête.

LANCONS UN APPEL AUX GENS RAISONNABLES, SUR LES BARRAGES

LA SITUATION EST EN TRAIN DE DEGENERER GRAVEMENT. PROTEGEZ SYSTEMATIQUEMENT LES PERSONNES DE COULEUR SUR LES BARRAGES DES FACHOS QUI VEULENT SE « FARCIR DU BOUGNOUL »

Regardez la vidéo, ci-dessous, pas la neige, on s’en fout, l’autre dessous, et intervenez immédiatement. NE CAUTIONNEZ PAS CES AGRESSIONS, OU VOUS SEREZ JUGES ET CONDAMNES !

Vincent Rey,
findutravail.net

Le calvaire perpétuel de Maggy Biskupski.

La policière Maggy Biskupski s’est suicidée. Elle était une jolie jeune femme de 36 ans, célibataire, membre de la Brigade Anti-Criminalité des Yvelines. Sa vie était bien éloignée, de tout ce qui donne habituellement du bonheur dans la vie d’une jeune femme.

En 2016, elle avait fondé l’association « Mobilisation des Policiers en Colère », suite à l’attaque de 2 véhicules de police au cocktail Molotov à « la grande borne » brûlant gravement 2 de ses collègues. Elle était aussi visée depuis peu par une enquête de l’IGPN(1), pour « manquement au devoir de réserve », ce qui laisse à penser que sa hiérarchie entendait mettre fin à cette protestation.

La jeune femme avait aussi été la cible de propos injurieux, tenus par Yann Moix, à son grand déshonneur, lors de l’émission « On n’est pas couché ». Le polémiste avait sans doute voulu « faire le buzz », en évoquant des policiers qui « chient dans leur froc ». Il s’en repend amèrement à présent.

Les mots manquent. Quelle fatalité y-a-t-il, dans un pays riche comme la France, à tous ces jeunes gens tombant  sous les balles d’une Kalachnikov ? à tous ces suicides de policiers ? Sa mort doit nous interroger : comment cette jeune femme qui disait avoir eu une vocation pour le métier de policier, a-t-elle pu sombrer dans un tel désarroi ?

C’est sans doute qu’elle pensait exercer son métier en temps de paix, avant de comprendre, comme beaucoup de ses collègues, qu’elle était devenue le soldat d’une guerre sans fin, ayant pour champ de bataille les quartiers déshérités. Difficile de trouver un sens, à cette lutte quotidienne contre des jeunes gens révoltés, devenus eux aussi des guerriers, pour la préservation de leurs moyens d’existence illégaux…

Maggy Biskupski a sans doute éprouvé une grande lassitude. Elle a certainement voulu s’éloigner de cette comédie hypocrite, consistant à PRESERVER LES APPARENCES D’UNE NATION INDIVISIBLE, dans des quartiers où tout homme honnête voit qu’un APARTHEID ECONOMIQUE s’est durablement installé.

La répétition infinie de ses expéditions en « territoire ennemi », de ses arraisonnements, de ses menottages, avait sans doute fini par révolter tout son être. En tournant son arme contre elle, au lendemain du 11 novembre 2018, elle a peut-être voulu nous dire, à nous tous les « planqués de l’arrière », qu’elle ne « chiait pas dans son froc », et qu’elle nous envoyait tous « nous faire foutre », nous qui n’y comprenions rien.

A moins que le refrain de cette chanson de « poilus », ne lui soit soudain revenu en mémoire…

« Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes
C’est bien fini, c’est pour toujours
De cette guerre infâme  » (…)

Mesurant tout-à-coup combien son rôle de « CHAIR A CANON DU LIBERALISME »(2) l’éloignait de la vie et la rendait exsangue, elle n’a plus trouvé d’autre issue, pour échapper à ce calvaire perpétuel, que de mettre fin à ses jours.

Repose en paix, Maggy Biskupski.

Vincent Rey, findutravail.net

(1) IGPN : Inspection Générale de la Police Nationale

(2) référence à mon article  « Les policiers, chair à canon du libéralisme », paru sur le blog de Paul Jorion le 29 octobre 2016, suite à l’attaque de « La Grande Borne ».

(3) chanson de Craonne (1917)

 

Gilets jaunes : a-t-on été proche du lynchage ?

J’ai eu très peur hier matin, lorsque j’ai vu cette foule attraper un jeune gars métisse qui se débattait, pour le repousser vers sa voiture. Il y avait un gros type en gilet jaune qui lui criait dessus « TU RENTRES DANS TA VOITURE ! MAINTENANT TU RENTRES DANS TA VOITURE ! », je crois qu’on n’était pas loin d’une situation de lynchage. L’histoire de cette femme décédée à Pont-de-beauvoisin aussi n’est pas claire.

Pourquoi la conductrice qui l’a heurtée a-t-elle paniqué ainsi ? A-t-elle eu peur d’être lynchée ? Elle ne serait pas noire ou arabe par hasard ?

https://twitter.com/i/status/1063689052778565633

Il ne faut pas s’étonner que des gens deviennent FOUS D’ESSENCE, lorsqu’on les matraque de publicité pour tous les engins à moteurs possibles et imaginables. Hier c’était aussi un peu la fête des engins à moteurs non ? (j’ai vu un gilet jaune à moto faire un « burning rubber » sur le pont ici) … forcément quand on augmente l’essence, on attaque les jouets qui sont dans le garage ! la moto, le jetski, le suv, qu’on vénère en secret ! je suis « véner » parceque je vénère mon Dodge Ram…

Il y avait aussi et surtout dans la manifestation des gens, à qui Pôle Emploi a expliqué depuis des années que c’était leur devoir d’accepter un job à 50 km de chez eux, que l’augmentation sans fin du prix de l’essence prive directement de revenus, et qui n’acceptent plus cette condition d’esclave. Je soutiens ceux là, les autres non.

A ceux là je dis : organisez-vous politiquement, pour agir en France. Aux autres je dis, vous êtes aliénés, il faudra tôt ou tard vous libérer de ces jouets à moteur. Mais j’imagine qu’ils se foutent bien de ce qu’on leur dit… il n’y aura que le « peak oil » pour les désintoxiquer…

Vincent Rey, findutravail.net

Sur la responsabilité des robots, retour sur le cas de Elaine Herzberg

ce billet est une réaction à la L’INTERVENTION DE PAUL JORION À LA COUR DE CASSATION LE 26 NOVEMBRE 2018 : « INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : RESPONSABILITÉ ET IMPUTABILITÉ »

Il y a quelque chose qui révolte l’esprit, dans l’idée de laisser une machine faire un choix de vie ou de mort. C’est sans doute que le prix de la vie ne peut pas être quantifié, et donc comparé dans un ordinateur pour faire un choix.

On ne peut pas accepter qu’une machine compare par exemple, [2 vieillards] et [un enfant], pour choisir de tuer les premiers plutôt que le second, parce qu’on lui laisse alors une prérogative, qu’il est moralement inacceptable de laisser à une machine.

On pardonnera à un homme d’avoir dû faire le choix terrible, de choisir ces 2 vieillards plutôt que l’enfant, et on lui reconnaîtra des circonstances atténuantes, d’avoir opté pour l’un ou pour l’autre dans cette terrible situation. On pardonnera plus difficilement à une machine de l’avoir « calculé », parce que dans ce calcul, il y aura une sorte de préméditation du programmeur de la machine, à qui on aura demandé d’estimer le prix de la vie, selon ses propres critères.

C’est pourquoi je pense que le programmeur du véhicule Uber doit être jugé responsable pour la mort de Elaine Herzberg, cette femme qui avait été tuée en Pensylvanie, et qui avait traversé avec son vélo, devant une voiture robotisée de Uber.

Le programmeur, du moins celui à qui on a confié le travail de quantifier la probabilité du [vivant ou non vivant] et [humain ou non humain] qui déclenchait le freinage, a commis un acte qui pour moi, relève de la préméditation. Uber peut également être jugé responsable, pour avoir testé son véhicule dans le monde réel plutôt que dans un simulateur. Je ne crois pas par contre, qu’on puisse incriminer la conductrice car l’automatisme la plaçait nécessairement dans une situation d’attente que l’on sait propice à la non-vigilance.

Cependant, il y a fort à parier, que si ça se gâte devant les tribunaux, Uber va tenter de lui faire porter le chapeau. Sa présence à bord servait sans doute à ça : à défausser la responsabilité de Uber sur quelqu’un d’autre. On lui versait un salaire, pour que le cas échéant, la firme puisse se libérer de sa responsabilité pénale.

Vincent Rey
findutravail.net

Centenaire du 11 novembre 1918

Émouvante cérémonie, ce dimanche, pour marquer le centenaire de la fin de cette immense boucherie, que fut la guerre de 1918.

Samedi Emmanuel Macron avait invité Angela Merkel dans le wagon de Compiègne. L’initiative était un peu maladroite, et anachronique pour les allemands d’aujourd’hui. Cela s’est ressenti dans l’attitude gênée d’A Merkel, qui avait un peu l’impression de signer l’armistice de 1918 pour la seconde fois. Les allemands d’aujourd’hui, ne peuvent être tenus pour responsables de ce qui s’est passé il y a un siècle.

Continuer la lecture de Centenaire du 11 novembre 1918

Attentat suicide : Scott Paul Beierle, alias « Scott Carniflex » nouveau terroriste INCEL…

Qui était Scott Paul Beierle ?

On sait de lui qu’il avait été arrêté 2 fois, une première fois en 2012 après avoir saisi une jeune femme à la cantine du campus de l’université de Floride à Tallahassee, et une deuxième fois en 2016 dans un complexe d’appartements de Tallahassee, pour avoir saisi les fesses d’une jeune femme en train de prendre un bain de soleil, après qu’elle ait décliné sa proposition de lui mette de la crème. Continuer la lecture de Attentat suicide : Scott Paul Beierle, alias « Scott Carniflex » nouveau terroriste INCEL…