On est champion du Monde…euh… ILS sont champion du Monde.

Les français sont champions du Monde…euh…l’équipe de France de football est championne du Monde !

Combien de « loosers » économiques se sont ainsi congratulés cette nuit à Paris, devenus soudain des « winners » par procuration, grâce aux bleus ?

Mais ça ne fait rien : le bonheur par procuration, c’est tout de même le bonheur, et même si cela ne dure qu’un temps, ne boudons pas ce qui est tout de même un exploit extraordinaire, réalisé par une bande de copains très solidaires.

Il faut juste souhaiter que, lorsqu’ils seront redescendus de leur nuage, les français (mais aussi les américains, les anglais, les italiens, les tchèques, les polonais, les irakiens) ne se trompent pas de cible. Ce ne sont ni les étrangers, ni l’Union Européenne, ni l’establishment qui les martyrisent. C’est la concurrence à l’investissement qui a pour terrain de jeu l’ensemble de la planète*.

C’est la course à la productivité et notre remplacement par des machines ou des travailleurs « low cost » qui détruit des emplois. C’est aussi elle qui détruit l’environnement, enfin c’est elle qui dresse les peuples les uns contre les autres, et qui fait émerger des forces politiques nauséabondes partout dans le monde. Tout le contraire de la joie, et de la fraternité, que l’on peut ressentir en regardant la coupe du monde.

On a l’habitude en France, de dire que « le football est un jeu qui se joue à 11 contre 11, et à la fin, c’est les allemands qui gagnent ». A la coupe du monde de l’économie, on joue à 7 milliards d’humains contre nous-même, et à la fin, c’est le capital qui gagne.

Jusqu’à ce qu’on se décide à changer les règles du jeu.

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